Les premiers réfugiés sont arrivés aux Herbiers aussitôt l'invasion commencée.
Il venait du département des "Ardennes".
Un
convoi
de
plusieurs
centaines
d'Ardennais
arriva
donc
aux
Herbiers,
et
rien
n'était
prêt
pour
les recevoir.
Il fallait bien héberger tous ces gens, qui attendaient avec tous leurs bagages.
Ils ont fait sonner la sirène.
Tout le monde est sorti des maisons pour aller voir ce qui se passait.
Les journaux de l'époque ne donnaient pas toujours des nouvelles fraîches.
Il y avait peu de radios et il n'y avait pas de télévision.
Les gens, qui se sont trouvés là, ont été enrôlés pour fabriquer des paillasses destinées à coucher ces gens.
Ils ont travaillé toute la journée.
Ensuite, les réfugiés ont été éparpillés dans les fermes, dans les villages, où il y avait beaucoup de maisons plus ou moins abandonnées, inoccupées.
Ils se sont organisés.
Au bout d'un an, ils étaient tous bien incorporés à la population.
Le caractère des Ardennais est différent de celui des Vendéens, mais tous s'entendait très bien.
C'étaient des gens très religieux, qui pratiquaient beaucoup plus et beaucoup mieux que les gens du coin à l'époque.
Les premiers sont retournés chez eux dès la fin de l'été.
Ceux qui repartaient étaient surtout des paysans, qui avaient laissé des fermes là-bas.
D'autres sont restés.
Il y a eu aussi des mariages entre Ardennais et Vendéens dans la contrée.
Les réfugiés des Ardennes en Vendée
Une histoire de fuite, de solidarité et d'espoir
En
mai
et
juin
1940,
l'invasion
allemande
provoque
l'un
des
plus
grands
exodes
de
l'histoire
de
France.
Parmi
les
millions
de
civils
jetés
sur
les
routes,
les
habitants
des
Ardennes
occupent
une
place
particulière.
Certains
trouveront
refuge
en
Vendée,
terre
d'accueil
inattendue
qui
deviendra,
pour
quelques
mois ou pour plusieurs années, leur second foyer.
L'invasion des Ardennes et l'exode de 1940
Le 10 mai 1940, l'Allemagne nazie déclenche l'opération "Fall Gelb".
Contrairement
aux
anticipations
alliées,
qui
misaient
sur
une
attaque
principale
en
Belgique,
la
percée
décisive
se
produit
dans
les
Ardennes,
un
massif
forestier
jugé
"infranchissable"
par
le
haut commandement français.
Cette erreur d'appréciation stratégique aura des conséquences catastrophiques.
Le 13 mai 1940, les blindés allemands traversent la Meuse à Sedan.
En moins de quarante-huit heures, le front est rompu.
L'avance
allemande,
parfois
supérieure
à
60
km
par
jour,
plonge
les
populations
civiles
dans
un
chaos total.
Les divisions alliées, débordées et désorganisées, ne peuvent contenir le flot des panzers.
10 mai 1940 : Déclenchement de l'opération Fall Gelb.
L'invasion
simultanée
des
Pays-Bas,
de
la
Belgique
et
du
Luxembourg
masque
la
percée
principale dans les Ardennes.
13 mai 1940 Franchissement de la Meuse à Sedan. Rommel et Guderian enfoncent le front.
Les premières évacuations civiles commencent dans l'urgence.
Fin mai 1940 : L'exode atteint son paroxysme.
Entre six et dix millions de personnes sont sur les routes.
Les
Ardennes,
déjà
dévastées
en
14-18,
sont
parmi
les
premières
zones
totalement
vidées
de
leur population.
Qui étaient les réfugiés ardennais ?
Les réfugiés ne forment pas un groupe homogène.
Ils viennent des villes industrielles comme Charleville-Mézières, Sedan et Givet, mais aussi des bourgs ruraux et des vallées de la Meuse et de la Semois.
Tous les milieux sociaux sont représentés : ouvriers, artisans, commerçants, agriculteurs, fonctionnaires, professions libérales.
Les registres vendéens conservent encore les traces de centaines de noms, d'adresses et de professions ardennaises.
La
majorité
des
réfugiés
sont
des
femmes,
des
enfants
et
des
personnes
âgées,
les
hommes
en
âge
de
combattre
étant
mobilisés
dans
les
armées
françaises.
Beaucoup portent sur leurs épaules un double traumatisme : celui de l'exode présent et celui, encore vif, de l'occupation de 1914-1918.
Cette mémoire douloureuse amplifie la panique et la résolution de fuir coûte que coûte.
Origines géographiques et sociales
•
Villes industrielles : ouvriers des usines métallurgiques de Charleville-Mézières, tisserands de Sedan, travailleurs des ardoisières de Fumay
•
Bourgs ruraux : agriculteurs des vallées de la Meuse, de l'Aisne et de la Semoy
•
Classes moyennes : commerçants, instituteurs, médecins, notaires, curés
•
Personnes âgées : souvent les plus vulnérables, parfois portées à bout de bras par leurs proches sur des centaines de kilomètres
Pourquoi fuir ? Les ressorts d'une panique collective
La décision de partir n'est jamais simple.
Elle
résulte
d'un
mélange
de
facteurs
rationnels
et
irrationnels,
amplifiés
par
la
vitesse
de
l'avance
ennemie et l'effondrement des structures d'autorité locales.
Sedan,
Charleville-Mézières,
Rethel
et
de
nombreux
villages
sont
détruits
par
les
Stukas
et
l'artillerie.
Les habitants voient leur maison s'effondrer, leurs voisins périr.
La destruction physique rend le départ inévitable et urgentissime.
Les incendies visibles à des kilomètres à la ronde entretiennent la terreur.
Les autorités militaires et civiles donnent des ordres souvent contradictoires : évacuer, rester, puis évacuer à nouveau.
La précipitation et le désordre administratif ajoutent à la confusion.
Beaucoup partent sur ordre, d'autres par instinct de survie, avant même toute instruction officielle.
Les Ardennes ont été l'une des régions les plus durement éprouvées lors de la Première Guerre mondiale.
Réquisitions,
humiliations,
otages,
destructions
:
cette
mémoire
traumatique
est
encore
vive
en
1940.
La
peur
viscérale
de
revivre
l'occupation
allemande
pousse
des
familles
entières
à
tout
abandonner pour fuir vers le sud.
Parachutistes déguisés en curés, puits empoisonnés, massacres de civils…
Les rumeurs les plus folles circulent à grande vitesse.
La panique collective entraîne des départs en chaîne : voir son voisin partir convainc les hésitants.
L'information fiable est rare ; la désinformation, omniprésente.
Les routes de l'exode : un voyage chaotique et éprouvant
Le trajet depuis les Ardennes jusqu'en Vendée représente 600 à 900 km selon les itinéraires empruntés.
Ce
voyage,
parcouru
en
voiture,
en
charrette,
à
vélo
ou
à
pied,
constitue
une
épreuve
physique
et
psychologique
d'une
intensité
rarement
égalée
dans
l'histoire civile française.
Les routes nationales sont saturées de colonnes interminables.
Les ponts, cibles prioritaires de l'aviation et du génie militaire, sont souvent détruits ou embouteillés.
Les trains sont pris d'assaut : on monte sur les toits des wagons, on s'accroche aux marchepieds.
La chaleur exceptionnelle de juin 1940 aggrave dramatiquement l'épreuve.
Des personnes âgées s'effondrent au bord des routes.
Des enfants perdent leurs parents dans la cohue.
Des nourrissons naissent dans des fossés ou des granges improvisées en maternités.
Les colonnes de civils sont parfois mitraillées par l'aviation allemande, semant la mort parmi des populations déjà épuisées et terrorisées.
Ces attaques, délibérées ou non, resteront gravées dans la mémoire collective des survivants.
Les routes empruntées varient considérablement d'une famille à l'autre, souvent dictées par le hasard, les rumeurs ou les rencontres en chemin :
•
Via Paris, Chartres, Le Mans, Nantes → Vendée nord
•
Via Reims, Tours, Angers, La Roche-sur-Yon → Vendée centre
•
Via Poitiers, Fontenay-le-Comte → Vendée sud
Beaucoup
atteignent
la
Vendée
«
par
hasard
»,
guidés
par
des
rumeurs
d'accueil
favorable
ou
simplement
parce
que
leur
véhicule
tombe
en
panne
à
cet
endroit précis.
Malgré
le
chaos,
des
gestes
de
solidarité
émergent
partout
:
eau
fraîche
offerte
sur
le
bord
des
routes,
nourriture
partagée,
abris
improvisés
dans
des
granges, intervention de la Croix-Rouge.
L'arrivée en Vendée : accueil et premières impressions
La
Vendée,
épargnée
par
les
combats
directs,
doit
absorber
en
urgence
des
milliers
de
réfugiés
venus de toute la France occupée.
Pour
les
Ardennais
habitués
aux
vallées
industrielles
du
nord,
le
bocage
vendéen,
ses
haies
denses,
ses
chemins
creux,
ses
marais
silencieux
et
son
ciel
atlantique,
est
un
dépaysement
total,
presque un autre monde.
Les autorités mobilisées
La préfecture de Vendée et les mairies orchestrent l'accueil dans l'urgence.
Des comités locaux de secours sont constitués en quelques jours.
La Croix-Rouge, le Secours national et les paroisses catholiques jouent un rôle central dans la coordination des aides matérielles et morales.
Les lieux d'hébergement
Salles
des
fêtes,
écoles,
presbytères,
châteaux,
fermes,
greniers
à
foin
:
tous
les
espaces
disponibles sont réquisitionnés.
De
nombreuses
familles
vendéennes
accueillent
des
réfugiés
directement
chez
elles,
parfois
pour
quelques
semaines,
parfois
pour
toute
la
durée
de
la
guerre,
créant
des
liens
durables
entre
les
deux régions.
La générosité des Vendéens
Ce qui marque le plus profondément les réfugiés, c'est la chaleur humaine des habitants.
Lait
frais,
légumes
du
jardin,
viande,
pain
:
dans
une
France
qui
commence
à
manquer
de
tout,
les
Vendéens partagent avec une générosité qui restera gravée dans toutes les mémoires de l'exode.
Le
bocage
vendéen
déroute
les
Ardennais
habitués
aux
paysages
ouverts
du
nord,
mais
la
générosité de ses habitants efface rapidement le sentiment d'étrangeté.
Pour beaucoup, la Vendée devient, presque malgré eux, une seconde patrie.
Vivre en Vendée sous l'Occupation
Une
fois
le
choc
de
l'arrivée
passé,
les
réfugiés
ardennais
doivent
organiser
leur
vie
dans
un
département
qu'ils
ne
connaissent
pas,
sous
un
régime
d'occupation
qui
impose
ses
contraintes
à
toute la population française.
La survie quotidienne exige ingéniosité, adaptation et solidarité.
Travail et économie
Les
réfugiés
cherchent
rapidement
du
travail
pour
compléter
une
allocation
de
réfugié
insuffisante.
Les opportunités sont multiples dans une Vendée rurale qui manque de bras :
•
Ouvriers et journaliers agricoles dans les fermes du bocage
•
Aides dans les commerces locaux et les artisanats
•
Couturières, domestiques, lavandières
•
Petites activités relancées par des entrepreneurs ardennais dynamiques
Le travail au noir se développe rapidement, nécessité économique que les autorités locales ferment souvent les yeux sur elle.
Le rationnement
Les réfugiés, sans réseaux locaux ni connaissances de longue date, dépendent davantage des tickets officiels que les habitants de souche.
Néanmoins,
la
Vendée
agricole
offre
des
conditions
alimentaires
globalement
meilleures
que
les
villes
industrielles
du
nord
occupé
:
les
filières
informelles
d'approvisionnement en produits de la ferme bénéficient aux réfugiés intégrés dans la communauté locale.
L'école, refuge de normalité
Pour les enfants ardennais, l'école devient un espace de stabilité et de normalité dans un monde bouleversé.
Les
classes
vendéennes,
surchargées,
doivent
absorber
des
élèves
qui
parlent
parfois
un
accent
différent,
qui
portent
les
traumatismes
du
voyage
et
qui
ignorent tout des habitudes locales.
Les instituteurs jouent un rôle fondamental d'intégration.
Ces
enfants
apprendront
le
patois
poitevin,
se
lieront
d'amitié
avec
des
petits
Vendéens,
et
pour
certains,
grandiront
en
Vendée
sans
jamais
retourner
dans
les Ardennes.
Les liens avec les Ardennes
La correspondance est censurée par l'occupant.
Les nouvelles des Ardennes arrivent au compte-gouttes, souvent incomplètes ou rassurantes par nécessité.
Certains réfugiés tentent de rentrer clandestinement pour retrouver des proches, sauver des biens ou simplement vérifier que leur maison existe encore.
Ces voyages clandestins sont risqués et souvent décevants.
Le retour après la Libération : espoirs et désillusions
L'automne 1944 apporte la libération des Ardennes, mais pas encore la paix ni le retour immédiat.
La
bataille
des
Ardennes
(décembre
1944
–
janvier
1945),
ultime
contre-offensive
allemande
à
travers
le
massif
forestier,
retarde
la
normalisation
et
inflige
de
nouvelles
destructions
à
une
région
déjà dévastée.
Ce
n'est
qu'au
début
de
l'année
1945,
puis
massivement
au
printemps
et
à
l'été,
que
les
trains
de
rapatriement commencent à ramener les réfugiés vers leur terre natale.
Automne 1944
: Libération progressive des Ardennes.
Les réfugiés attendent, espèrent, s'impatientent en Vendée.
Décembre 1944 – Janvier 1945
: Bataille des Ardennes.
La région subit une nouvelle vague de destructions.
Le retour est à nouveau repoussé.
Début 1945
: Premiers trains spéciaux de rapatriement organisés par l'État.
Les premières familles rentrent, souvent dans l'angoisse de ce qu'elles vont trouver.
Printemps – Été 1945 :
Retour massif
.
Mais les Ardennais retrouvent un pays dévasté : maisons détruites, commerces pillés, terres saccagées, villages en ruines.
Un pays dévasté : les désillusions du retour
Le retour tant espéré se transforme souvent en choc brutal.
Les
Ardennais
ont
idéalisé
leur
région
natale
pendant
des
années
d'exil
;
ils
retrouvent
un
paysage de ruines et de deuil.
La reconstruction sera longue, difficile, et pour certains, psychologiquement insurmontable.
Destructions matérielles
Maisons
effondrées
ou
pillées,
commerces
vidés
de
leurs
stocks
et
équipements,
terres
agricoles
dévastées par quatre ans de présence militaire, villages entiers réduits à l'état de décombres.
Certaines communes ardennaises sont détruites à plus de 80 %.
Le dédale administratif
Prouver
son
identité
après
des
années
d'absence,
récupérer
ses
biens
ou
obtenir
des
indemnités
de
guerre
:
l'administration
française,
débordée,
ajoute
à
la
détresse des rapatriés une couche supplémentaire d'épuisement bureaucratique.
Les dossiers s'accumulent, les délais s'étendent sur des années.
Le deuil des proches
Certains reviennent pour apprendre la mort d'un parent, d'un voisin, d'un ami.
D'autres
ne
trouvent
plus
personne
:
la
communauté
d'avant-guerre
a
été
dispersée
aux
quatre
coins de la France.
La reconstruction sociale est aussi longue que la reconstruction matérielle.
Ceux qui restent en Vendée
Une partie significative des réfugiés ne rentre pas.
Mariages
mixtes
avec
des
Vendéens,
emplois
stables
trouvés,
enfants
scolarisés
et
bien
intégrés,
attachement sincère à une terre d'accueil : les raisons sont multiples.
Ces familles deviennent durablement "vendéanisées", portant dans leurs veines la double identité ardennaise et vendéenne.
Mémoire et héritage : retrouver les traces de l'exode
L'histoire des réfugiés ardennais en Vendée est longtemps restée dans l'ombre de la grande histoire nationale.
C'est
grâce
au
travail
patient
des
archivistes,
des
historiens
locaux
et
des
descendants
que
cette
mémoire
se
reconstitue
progressivement,
fragment
par
fragment.
Archives et témoignages
Les
archives
départementales
de
Vendée
et
des
Ardennes
conservent
un
corpus
précieux
:
listes
d'hébergement
nominatives,
registres
d'allocations,
correspondances censurées, journaux intimes, photographies de famille.
Ces documents permettent de reconstituer les trajectoires individuelles au sein du grand mouvement collectif.
Les descendants et la généalogie
Des patronymes ardennais apparaissent encore dans les registres de l'état civil vendéen.
Des
petits-enfants
et
arrière-petits-enfants
de
réfugiés
entreprennent
des
recherches
généalogiques
qui
ravivent,
parfois
avec
surprise
et
émotion,
la
mémoire d'un exode dont leurs grands-parents parlaient peu.
Initiatives mémorielles
Des
expositions
itinérantes,
des
conférences
dans
les
bibliothèques
et
les
médiathèques,
des
collectes
de
témoignages
oraux
enregistrés,
des
jumelages
symboliques entre communes ardennaises et vendéennes : autant d'initiatives qui maintiennent vivante la mémoire de cette solidarité exceptionnelle.
Un épisode de la grande histoire de l'exode
Les
travaux
d'historiens
comme
Hanna
Diamond
ou
Éric
Alary
ont
redonné
à
l'exode
de
1940
sa
place
centrale
dans
la
mémoire
nationale
française,
longtemps éclipsé par le récit de la Résistance et de la Libération.
L'histoire
des
réfugiés
ardennais
en
Vendée
s'inscrit
dans
ce
vaste
mouvement
de
réhabilitation
mémorielle.
" Nous avions tout perdu, sauf l'essentiel : notre famille et notre mémoire.
La Vendée nous a donné le reste, un toit, du pain, et un peu d'humanité dans la tourmente".
(Témoignage recueilli dans les années 1980).
Une histoire de résilience
Face
à
la
guerre,
à
la
fuite
et
au
dénuement,
les
Ardennais
ont
trouvé
en
eux-mêmes
et
dans
la
générosité
des
Vendéens
les
ressources
pour
survivre,
s'adapter
et,
pour
beaucoup,
reconstruire
une vie.
Une leçon de solidarité
L'accueil
des
réfugiés
ardennais
par
la
Vendée
illustre
la
capacité
des
sociétés
locales
à
s'organiser
dans
l'urgence,
à
dépasser
les
différences
régionales
et
culturelles
pour
répondre
à
une détresse humaine immédiate.
Un devoir de mémoire
Reconstituer
et
transmettre
cette
histoire,
c'est
honorer
ceux
qui
ont
tout
perdu
et
ceux
qui
ont
tout
donné.
C'est aussi rappeler que la solidarité, même en temps de guerre, reste possible et nécessaire.
Entre les Ardennes et la Vendée, un fil d'humanité tissé dans la tourmente de 1940
.
Résumé
L’Article